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Decathlon : une délégation de travailleurs présente en commission des Affaires sociales le 28/02

28/02/2024 | FR / NL

Ce 28 février, une délégation de travailleurs de Decathlon sera présente à la commission des Affaires sociales, Travail et Pensions. Ils y assisteront sereinement afin de voir comment le ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne, est interrogé par quelques parlementaires sur l'attitude de leur employeur. Ils ne le font pas sans raison, mais parce qu’ils ne peuvent se défaire de l'impression qu'ils travaillent pour un employeur auquel les lois de ce pays ne semblent pas s'appliquer.

Pour rappel, la concertation sociale chez Decathlon se trouve dans une profonde impasse depuis environ sept ans déjà. L'impasse vient d'un côté : la chaîne française d'articles de sport estime en effet qu'en tant qu'« entreprise libérée », elle n’a pas à se conformer à la législation sociale et du travail belge. L'exemple le plus flagrant en est le démantèlement et la délocalisation manifestes de certains éléments de l'entrepôt de Willebroek vers Tilbourg. Et ce, sans la moindre minute de concertation avec les travailleurs, malgré plusieurs dizaines de licenciements. Les conseils d'entreprise et les CPPT (réunions de sécurité officielles de l'entreprise) n’ont lieu que « sur papier » et ne durent que quelques minutes. L’entreprise répond aux piquets de grève par des exploits d'huissier. Elle pose des lapins aux réunions de conciliation au SPF Travail, vu que la direction ne s'y présente pas. Il ne s'agit là que d'un florilège succinct dans un dossier bien plus vaste, qui se trouve entre-temps aussi sur les bureaux de l'Inspection sociale et de l'Auditorat du Travail de Bruxelles.

Une dizaine de travailleurs de l'entreprise aimeraient à présent apprendre à la source la position du ministre responsable dans cette affaire. Force-t-on encore le respect des règles de la concertation sociale dans ce pays ? Pour l’un des militants syndicaux en tout cas, il sera facile d’être présent à la commission. En effet, il a été suspendu 6 jours par la direction pour avoir assisté à deux réunions syndicales, qui avaient pourtant été demandées correctement et en temps utile auprès de l'entreprise. Il pourra ainsi assister aux travaux parlementaires avec perte de salaire.